Exposition "Le Silence d'un nuage"

Venez découvrir la série de pièces sonores réalisée par Félix Blume, du 12 mai au 14 juin, à l'Espace Loisirs "Les Etangs" à Saïx.
La Communauté de Communes Sor & Agout (CCSA) a le plaisir d’être partenaire du Centre d’Art Le Lait et accueille sur son étang cette exposition gratuite. 

 

Ces œuvres en fer forgé flottent à la surface de l’eau, évoquant ainsi les insectes qui s’y déplacent : les araignées d’eau. 

Réparties à la surface du lac, les 9 sculptures sonores réalisées par Félix Blume, composent une partition ouverte. Activées par l’énergie solaire, ces installations produisent un son discret et régulier. Mais à la moindre variation du soleil, au passage d’un nuage ou à la tombée de la nuit, les sculptures deviennent silencieuses... Elles dialoguent ainsi entre elles, mais aussi avec les conditions météorologiques, la lumière et les cycles du jour et de la nuit.

Cette exposition est une invitation à écouter les détails les plus infimes, comme ces insectes de quelques millimètres... mais également les enjeux climatiques les plus importants auxquels notre monde contemporain est confronté.

 

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Il s’agit d’un projet en collaboration avec Ricardo Angeles Reyes et les élèves du CAP ferronnerie d’art du lycée Riess de Mazamet, porté par le centre d’art Le Lait, avec le soutien du Département du Tarn et de la DRAC Occitanie, dans le cadre d’une résidence partagée par le groupe d’enseignants d’arts plastiques du Tarn « ArtsP », et réalisé grâce à l’aide à la production de la Région Occitanie. Avec la participation des collèges : Thomas Pesquet, Castres ; Le Montalet, Lacaune ; La Vallée du Thoré, Labastide-Rouairoux ; Jean-Marie Gustave Le Clézio, Lisle-sur- Tarn ; Jean-Louis Etienne, Mazamet ; Marcel Pagnol, Mazamet ; Jacques Durand, Puylaurens ; Léon Gambetta, Rabastens ; René Cassin, Vielmur-sur-Agoût et des lycées Bellevue, Albi ; Docteur Clément de Pémille, Graulhet et Marie-Antoinette Riess, Mazamet. 

Les sculptures réalisées évoquent les gerris, petits insectes qui se déplacent à la surface de l’eau grâce à la présence de poils hydrophobes sur leurs pattes, que l’on connaît sous le nom impropre d’araignées d’eau. Lorsque les eaux sont polluées, une goutte de détergent suffit à les faire couler, ce qui en fait d’excellents bio-indicateurs de la qualité de l’eau. 

A partir du 12 mai 2026, venez découvrir cette installation appelée Le silence d’un nuage avec plusieurs sculptures en fer forgé qui flottent à la surface de l’eau, évoquant les insectes qui s’y déplacent. Activées par l’énergie solaire, les installations produisent un son discret et régulier : un balancier, lentement rempli par une pompe, se vide soudainement pour venir percuter un tambour métallique. Le son se propage alors à la surface du lac telle une onde aquatique et sonore qui disparaît peu à peu. 

À la moindre variation du soleil, au passage d’un nuage ou à la tombée de la nuit, les sculptures deviennent silencieuses. Le rythme ralentit, l’installation s’interrompt et, dans chaque suspension, le silence apparaît. Loin d’être une absence, c’est une invitation à l’écoute du monde qui nous entoure. 

Réparties à la surface du lac, les neuf sculptures composent une partition ouverte, jouée au gré du soleil et des nuages. Elles dialoguent entre elles, mais aussi avec les conditions météorologiques, la lumière et les cycles du jour et de la nuit. 

Le Silence d’un Nuage est une invitation à écouter les détails les plus infimes, comme ces insectes de quelques millimètres, et les enjeux climatiques les plus importants auxquels est confronté notre monde contemporain. 

Les élèves des différents établissements cités ci-dessus ont rencontré l’artiste en début d’année, ce qui a lancé les pistes d’expérimentation en classe. Ils ont abordé le travail de sculpture, inanimée et animée, en se penchant sur la qualité de l’environnement (pollution chimique, sonore, visuelle...), ainsi que – plus généralement – sur l’écoute et la perception du monde, l’écart entre le visuel et le sonore, le lien à l’environnement, les rapports entre naturel et artificiel, l’individu et le groupe

« Ayant une formation d’ingénieur du son et une pratique d’artiste sonore, ce projet s’inscrit dans la lignée de projets sonores que j’ai pu réaliser ces dernières années dans l’espace public, tel que Rumeurs de la mer (Biennale de Thaïlande, 2018), Pluies de Mai (Mexique, 2020), Portes d’Ecoutes (Belgique, 2020) ou Cello Suites (USA, Arizona, 2023), entre autres. » Félix Blume

Pour la phase de construction métallique, Félix Blume a travaillé avec les élèves en CAP ferronnerie au lycée professionnel Riess de Mazamet et leurs professeurs, et avec Ricardo Angeles Reyes, artiste et artisan mexicain spécialiste du métal, que les élèves ont aussi pu rencontrer lors de la phase de fabrication en mars 2026 à L’Uzine, à Graulhet

 

Les œuvres de Félix Blume seront visibles jusqu’au 14 juin.
Les productions des élèves ne seront visibles que le 12 mai, lors du vernissage à 11h30.